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L'occupation du site de Marcillac en fond de vallée remonterait au 1er siècle après J-C. Des vestiges ont révélé l'existence d'un édifice gallo-romain. L'origine du nom « Marcillac » remonterait à cette époque. Un lac aurait existé dans la vallée et aurait été asséché à l'initiative d'un riche romain appelé MARCILLIUS. Le suffixe latin « ac », désignant la propriété, indique que Marcillac était « le domaine de Marcellius ».


Dès le IIIe siècle, l'économie viticole fut introduite à Marcillac et constitua au fil des siècles la principale activité de la localité. Les vallées du Cruou et de Grand-Combe, domaines appartenant pour la plupart à des ruthénois témoignent par leurs manoirs du XVeau XVIIIe siècles de la richesse passée du vignoble.

La première mention du bourg remonte au XIe siècle : il aurait été donné par une Seigneur du Rouergue au prieuré de Conques. L'Autel Sainte Foy en l'église Saint Martial témoigne du lien étroit entre Marcillac et Conques. Ce lien s'exprime également aussi au travers du vignoble puisque les moines y auraient introduit le cépage « mansois ».


A partir du XIIIe siècle, sous l'autorité du Comte de Rodez, le bourg de Marcillac est régi par des Consuls qui organisent le commerce, notamment celui du vin, très lucratif pour le seigneur.

Monument aux morts


Une enceinte de la ville aurait été construite en 1351, plusieurs portes y donnaient accès. Le XVe entame une période faste en Rouergue. De belles maisons nobles sont construites dans le village. Marcillac voit alors l'apogée de ses foires ainsi que le développement de l'instruction de la population (ouverture d'une école religieuse). Marcillac s'est également étendu durant le XVIIe et le XVIIIe siècle créant son faubourg (tour de ville) le long du Cruou. A cette même époque les chemins sont remplacés par des voies de communication notamment pour l'exportation des marchandises.


A la fin du XIXe,  la population marcillacoise est à son apogée : on parle de plus de 2000 personnes, en partie grâce au développement de l'exploitation du minerai de fer extrait sur le causse, mais l'exode rural est aussi entamé. Durant la Grande Guerre de 14-18, la population paya un lourd tribut. Son monument aux morts, un vigneron qui pleure son fils, en est l'expression.



Chapelle des pénitents



Chapelle Notre Dame de Foncourieu



L'église Saint-Martial
Bâtie à la fin du XIVe siècle, elle est dédiée à Saint-Martial qui a engagé l'évangélisation dans la région vers l'an 60. Elle a été consacrée au XVIe siècle par François d'Estaing, évêque de Rodez. Sa nef monumentale (35X11m) est agrandie par huit chapelles, surmontées d'une tribune reposant sur trois arcades. Une flèche en pierre de taille surmonte le clocher octogonal, dit « toulousain ». La Révolution avait confisqué les cloches du carillon pour en faire des canons. Les trois nouvelles, datent de 1851. Sous le porche sud, un bas-relief sculpté symbolise le Moyen-Age : le lion d'Armagnac terrassé par les lys de France, la victoire de Louis XI sur le dernier grand seigneur féodal.


La Chapelle des pénitents
Début 1600, la confrérie des Pénitents Blancs s'établit à Marcillac. La chapelle date de 1666 et a la particularité d'avoir été accolée à la « lanterne des morts » qui lui sert de clocher et qui a été abattue pendant la Révolution. Cette lanterne des morts, construire suite aux épidémies de peste, était située dans l'ancien cimetière. Elle éclairait dès qu'un décès était signalé et n'était éteinte que lors de la mise en terre du défunt. Aujourd'hui cette chapelle est le point de départ de la procession de la Saint-Bourrou.


La Chapelle Notre Dame de Foncourieu
Ancienne léproserie qui dépendait du prieuré de Conques, la chapelle fut bâtie en 1338 et restaurée au XIXe siècle. Elle est devenue un centre de pèlerinage de la Vierge.


Le Pont Rouge
Le viaduc, dit « le Pont Rouge » est le dernier témoin de l'ère industrielle sidérurgique du XIXe siècle. Il permettait d'alimenter en minerai de fer du gisement voisin de Mondalazac, le premier prototype de haut fourneau construit en France, à Firmi. La ligne de chemin de fer ne fut plus utilisée à partir de 1921. Depuis 1992, le Pont Rouge appartient à la commune de Marcillac qui le fit restaurer.

La commune de Marcillac est aussi bien pourvue en petit patrimoine : 26 croix de carrefours ont été repérées. De même, le bâti en pierre sèche participe à l'identité de ce territoire, que ce soit des cazelles (abris), des communaux (limites de parcelles) ou des murets (constructions agricoles).



Dès le IXe siècle, la destinée du vignoble de Marcillac fût liée aux personnages qui ont marqué l'histoire de la région. Moines de Conques, notables de Rodez, Comtes du Rouergue… en ont fait son succès. Le vignoble de Marcillac est aussi empreint de l'ouvrage des hommes, des « journaliers » d'autrefois, qui ont dompté cette terre rude, aménageant à flanc de coteaux des murets en pierre sèche, afin de cultiver la vigne.
 

Le vignoble s'est d'abord développé sous les auspices de l'abbaye de Conques. Les deux caves les plus anciennes encore existantes à Marcillac datent du XVIIIe siècle. En 1852, avec 2.398 hectares cultivés, le vignoble de Marcillac était à son apogée. Il alimentait principalement la ville de Rodez puis dès le milieu du XIXe siècle, avec la crise du phylloxéra, les ruthénois n'en voulurent plus. Le bassin minier de Decazeville représenta alors un important débouché pour le vin. Cependant, les attaques de parasites sur la vigne, les grandes guerres, la fermeture des mines de Decazeville, les aléas climatiques… vont enclencher son déclin. A partir de 1960, une poignée d'hommes décident de le ressusciter.



Le vignoble a accédé à l'Appellation d'Origine Contrôlée (AOC) en 1990 et elle est aujourd'hui composée de 54 producteurs, sur 161 ha et pour 8000 hl de production. Le maximum de la production du vignoble de Marcillac fut de 100 000 hl.  L'aire de production s'étend au-delà des frontières communales de Marcillac, à Balsac, Clairvaux d'Aveyron, Goutrens, Mouret, Nauviale, Pruines, Salles-la-Source, Saint-Cyprien-sur-Dourdou, Saint-Christophe-Vallon et Valady. Il est implanté sur ces argiles rouges riches en oxyde de fer, localement appelées « rougiers ». Les parcelles sont accrochées à un coteau pentu ou plantées en terrasses. Le cépage principal à 90 %, est le Mansois, nom local du Fer Servadou, le reste étant des cabernets sauvignons et franc. Le vin est rouge, tannique et rustique.



Le vignoble AOC de Marcillac aujourd'hui :


- Une des plus petites appellations de France
- 200 hectares de vignes (1960 = 10ha)
- 54 producteurs
- 7.000 à 8.000 hectolitres de vin
- 1 million de bouteilles
- 90% de vin rouge et 10% de vin rosé


Pour plus d'informations sur notre vignoble, consulter la rubrique 'Infos Touristiques' : Vignoble



Pour plus d'informations sur l'histoire de Marcillac-Vallon, consulter :

- le site d'Olivier DANTENY « Marcillac-Vallon, un village une histoire » http://www.marcillac-vallon.fr

- le site de Jean RUDELLE « Les chemins de fer miniers de Mondalazac et Cadayrac » http://www.ferrobase.fr 



Chapelle St-Pierre de Nacelle

Pont-Rouge

 
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